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Musée de Maricel

Jeune endormie

Egon Schiele (Tulln, Autriche, 1890 – Vienne, 1918)
Jeune endormie, 1909
Crayon graphite, aquarelle et pastel sur papier

Egon Schiele (Tulln, Autriche, 1890 – Vienne, 1918)

Jeune endormie, 1909

Crayon graphite, aquarelle et pastel sur papier

Entre les années 1909 et 1910, Egon Schiele s’est défait des influences de l'œuvre de son seigneur et mentor Gustav Klimt. Il renoncera aux éléments décoratifs dans ses huiles et dessins et commencera à situer les figures dans les espaces vides. Le manque d’éléments anecdotiques met l’accent sur la proéminence des corps, en soulignant leurs aspects psychiques et psychologiques.

Dans les figures féminines de Klimt, l’érotisme se construit moyennant la représentation de femmes fortes, qui nous interpellent et nous défient au beau milieu d’un espace décoré et polychromé, comme s’il s'agissait de nouvelles icônes byzantines. Schiele, en revanche, opte pour dévêtir la représentation en apportant une plus grande sensation de proximité.

Schiele, comme d’autres artistes de son temps, n’a plus recours à la représentation de la femme comme une figure idéale ou allégorique et dote ses figures d’un regard nu et chargé de sensualité qui, dans de nombreux cas, va complètement au-delà des limites acceptables de la représentation de la nudité. Les audacieux points de vue, la façon de tailler les figures qui bouleversent complètement les fondements de la composition académique et souvent la vision crue des anatomies, en montrant clairement les attributs sexuels, font des dessins de l’auteur autrichien certains des plus modernes de sa période.

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