Chercheur de musées

Fondation Joan Miró

Homme et femme devant un tas d'excréments, Joan Miró, 1935

<p><em>Homme et femme devant un tas d'excr&eacute;ments</em>, Joan Mir&oacute;, 1935, huile sur carton, 23 &times; 32 cm, Fondation Joan Mir&oacute;, Barcelone. Donation de Pilar Juncosa de Mir&oacute;</p>

Homme et femme devant un tas d'excréments, Joan Miró, 1935, huile sur carton, 23 × 32 cm, Fondation Joan Miró, Barcelone. Donation de Pilar Juncosa de Miró

Entre l’hiver 1935 et le printemps 1936, Miró réalise les célèbres peintures sauvages.

« Inconsciemment, je vivais dans un malaise caractéristique qui précède un événement grave. […] Je pressentais une catastrophe et je ne savais pas laquelle : ce seront la Guerre civile espagnole et la seconde Guerre mondiale. J'ai essayé de représenter cet atmosphère tragique qui me torturait et qui m'habitait profondément ».

Miró retrouve dans ces peintures le clair-obscur et une certaine figuration voulant transmettre une impression de réalité, avec toutefois une forte charge subjective incluant la désolation du paysage et l'intensification des couleurs. Les dimensions réduites l'ont obligé à travailler minutieusement, et lui ont donné l'occasion d’offrir de nombreux détails.

Le titre rappelle une citation de Rembrandt : « Je trouve le rubis et l’émeraude dans un tas de fumier ».

scroll to top icon